← Blog

La patience envers son propre corps qui guérit à son rythme

2026-08-27
Partager : WhatsApp Facebook

Pitit mwen,

Viens t'asseoir un instant près de Grann. Laisse la marmite mijoter, laisse le téléphone sonner. On va se parler doucement.

Je vois beaucoup d'entre vous fatigués — pas seulement dans le corps, mais dans la tête aussi. Fatigués d'attendre. Fatigués de vouloir aller mieux tout de suite. Vous regardez votre corps comme on regarde un enfant qui traîne le pas sur le chemin de l'école, et vous lui dites : « Mais avance donc ! »

Grann veut vous dire une chose que la vieille cour m'a apprise : le corps n'est pas une machine. C'est un jardin.

Un jardin, ça ne pousse pas parce qu'on crie dessus. Un jardin, ça pousse parce qu'on l'arrose le matin, qu'on enlève une petite pierre par-ci, qu'on laisse la pluie faire son travail, et qu'on a la patience de revenir le lendemain. Piti piti, zwazo fè nich li — petit à petit, l'oiseau fait son nid. Une brindille aujourd'hui. Une autre demain. Et un matin, le nid est là.

Ton corps travaille pour toi, même la nuit, même quand tu dors. Il fait un travail que tu ne vois pas. Alors quand tu es fatigué, quand la douleur revient, quand tu as l'impression de reculer — ne te fâche pas contre lui. Pose ta main sur ton cœur et dis-lui merci. Merci d'avoir tenu jusqu'ici.

Un bain de feuilles tièdes le soir. Une tasse de tisane chaude tenue à deux mains. Le soleil du matin sur les épaules. Un appel à sa mère, à sa sœur, à son enfant au loin. Ce sont de petites choses. Mais ce sont ces petites choses, répétées avec tendresse, qui font que la journée devient supportable, puis douce.

Et surtout — écoute Grann bien — continue d'aller voir ton médecin. Prends ce qu'il te donne. La tradition marche à côté de lui, main dans la main, jamais à sa place. Nous sommes deux mains qui te portent.

Sois patient avec toi-même, pitit. Tu fais mieux que tu ne le crois.

Grann Tida

Guide gratuit Accompagner un proche — recevez le guide →
Partager : WhatsApp Facebook
À lire aussi
→ Écouter le sommeil venir, sans le forcer
→ Le rire partagé, ce qu'il dénoue en nous
→ L'eau tiède sur la nuque quand la tête est lourde
→ S'accorder de la douceur quand le corps est fatigué
→ La gratitude avant de dormir, pour ce qui a tenu bon

Commentaires

Commentaires des lecteurs — modérés avant publication.

Soyez le premier à commenter.

Votre téléphone reste privé (non affiché). Le commentaire est modéré avant publication.